célia

Nombre de messages: 27 Age: 32 Localisation: noisy le grand Date d'inscription: 28/02/2007
 | Sujet: L’éducation des enfants 2/2 Jeu 22 Nov - 9:17 | |
| 16_ Il faut lier son cœur à Allah, alors qu certains enfants, on va lier leur cœur à cette vie ou aux diplômes. Leurs cœurs sont remplis de ténèbres et il se peut que ces ténèbres ne l’emportent.
17_ Il faut prendre soin de lui apprendre le Coran, il faut lui apprendre tous les jours, ne serait-ce qu’un verset. Ceux qui s’adonnent au Coran sont les meilleurs de gens, comme il est rapporté par Al-Bukhari d’après ‘Uthman ibn ‘Affan, le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « Le meilleur d’entre vous est celui qui apprend le Qur’an et l’apprend aux autres ». Et le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a recommandé de donner de l’importance au Qur’an. Al-Bukhari rapporte que Talha a demandé à ‘Abdallah ibn abi Awfa : « Le prophète a-t-il recommandé quelque chose ? Il dit : non. Je dis : Comment donc est parvenu aux gens sa recommandation : on leur a ordonné mais pas recommandé ? Il dit : il leur a recommandé le Livre d’Allah. ». Al-Hafidh ibn Hajar dit : Le sens de sa parole « il leur a recommandé le Livre d’Allah » signifie l’apprendre par cœur, le suivre, mettre en pratique ses ordres, s’éloigner de ses interdits, le réciter et l’apprendre constamment.
Et le Qur’an intercèdera pour celui qui l’apprend, comme il est rapporté par l’imam Muslim d’après Abu Umama Al-Bahili, le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « Lisez le Qur’an, car il intercédera le Jour de la Résurrection pour ceux qui le lisaient ». Il rapporte aussi d’après An-Nawas ibn Sam’an Al-Kilabi, le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « On fera venir le Qur’an et ceux qui le mettaient en pratique. Sourate Al-Baqara et Al-‘Imran seront devant et intercèderont pour celui qui les aura appris ».
Il y a beaucoup de hadiths sur les vertus du Qur’an et de ceux qui l’apprennent :
‘Aisha rapporte que le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « Celui qui lit le Qur’an avec aisance est parmi les scribes nobles et pieux (le anges) et celui qui le lit avec difficulté a deux récompenses » (Al-Bukhari et Muslim)
Abu Musa Al-‘Ash’ari rapporte que le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « Le croyant qui lit le Qur’an est comme le citron, son odeur et son goût sont bons ; le croyant qui ne lit pas le Qur’an est comme la datte : elle n’a pas d’odeur et son goût est bon ; l’hypocrite qui lit le Qur’an est comme le basilic : son odeur est bonne et son goût est amer ; et l’hypocrite qui ne lit pas le Qur’an est comme la coloquinte (sorte de concombre) : elle n’a pas d’odeur et son goût est amer. » (Al-Bukhari et Muslim)
‘Abdullah ibn ‘Umar rapporte que le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « Par ce Livre, Allah élève des peuples et en abaisse d’autres » (Muslim).
‘Abdullah ibn ‘Amru ibn Al-‘As rapporte que le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « On dira à celui qui lisait le Qur’an : récite mélodieusement comme tu récitais sur terre, ton degré (au paradis) sera fonction du dernier verset que tu réciteras » (Ahmad, Abu Dawud, at-Tirmidhi)
‘Abdullah ibn ‘Umar rapporte que le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « La jalousie est interdite sauf en deux cas : un homme à qui Allah a donné le Qur’an et qui le met en pratique nuit et jour et un homme à qui Allah a donné de l’argent et qui le dépense (sur le sentier d’Allah) nuit et jour ». (Al-Bukhari et Muslim).
Et celui qui apprend doit réviser sous peine d’oublier rapidement ce qu’il a appris, l’imam Al-Bukhari rapporte d’après Abu Musa que le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « Révisez le Qur’an, car par Celui qui détient mon âme dans Sa main, il est plus prompt à se sauver que la chamelle qui n’est pas attachée ».
18_ Il ne faut pas laisser les enfants fréquenter les enfants des gens grossiers, car ce faisant il prendra leurs mauvaises habitudes, et cela détruira ce qu’il a appris. Le poète dit : « l’enfant apprend ce qu’on lui donne et il n’oublie pas, car son cœur est comme un joyaux pur. Grave dans son cœur ce que tu veux, il s’en souviendra. ». L’esprit de l’enfant est vide, prêt à tout accepter, comme on dit : « graver pendant la jeunesse est comme graver dans la pierre ».
19_ Il ne faut pas laisser l’enfant sortir le soir, car les diables se répandent à ce moment et peuvent lui causer du tort. L’imam Al-Bukhari rapporte, d’après Jabir ibn ‘Abdillah que le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « Lorsque le soleil se couche, faites rentrer vos enfants, car les diables sortent à ce moment. Puis, lorsqu’une heure est passée, laissez-les et fermez les portes en mentionnant le nom d’Allah, car les diables ne peuvent ouvrir une porte fermée »
20_ Il faut parfois laisser l’enfant jouer seul, car si on l’empêche constamment de jouer, il sera moins disponible intellectuellement et il s’ennuiera.
Si les parents veulent élever leurs enfants, qu’ils leur donnent une éducation islamique, qu’ils leur apprennent le Qur’an et la sunna. Parmi les choses qui élèvent les parents dans l’au-delà, s’ils sont musulmans, est l’invocation de l’enfant pieux pour eux, comme il est rapporté par l’imam Muslim d’après Abu Hurayra, le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « Lorsque le
fils d’Adam meurt, des œuvres s’arrêtent, sauf pour trois d’entre-elles : une aumône continue, une science dont les gens profitent, un enfant pieux qui invoque pour lui ».
Abu Hurayra rapporte que le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « On élèvera le rang du serviteur pieux au paradis et il dira : ö Seigneur, comment pourrais-je avoir cela ? On lui dira : grâce à la demande de pardon de ton enfant pour toi. » (Sahih Al-Musnad).
Si les parents et les enfants sont pieux, mais que ces derniers n’atteignent pas le niveau de leurs parents, Allah les élèvera au niveau de leurs parents, Allah dit : « Ceux qui auront cru et que leurs descendants auront suivis dans la foi, Nous ferons que leurs descendants les rejoignent. Et Nous ne diminuerons en rien le mérité de leurs oeuvres, chacun (n’ayant pour lui) que ce qu’il aura acquis » (At-Tur 21)
L’enfant peut être un bienfait pour ses parents, en leur obéissant, en étant bon avec eux, et c’est ce que les pieux demandent à leur Seigneur, comme Allah dit : « Et ceux qui disent : “Seigneur, fais de nos épouses et nos enfants la réjouissance de nos yeux et fais de nous des guides pour les pieux” »
21_ Il faut chercher à ce que l’enfant fréquente des gens pieux, c’est pour cela que cette mère pieuse qu’est Umm Sulaym a amené son fils Anas au prophète (salallahu ’alayhi wasalam) en lui disant : ö messager d’Allah, Anas est à ton service, invoque Allah pour lui. Il dit alors : « Ö Seigneur ! Augmente et béni sa richesse et ses enfants »
Umm Hudhayfa demanda à son fils Hudhayfa Ibn Al-Yaman : Quand dois-tu le voir ? Elle voulait dire le prophète (salallahu ’alayhi wasalam). Je lui dis : je ne l’ai pas vu depuis, tant et tant. Elle n’a cessé de me le reprocher, et je lui a dit : laisse-moi, j’irai prier avec le prophète (salallahu ’alayhi wasalam) la prière du maghrib et je lui demanderai qu’il demande pardon pour toi et moi. Je suis allé voir le prophète (salallahu ’alayhi wasalam), j’ai prié avec lui le maghrib, il s’est en allé et je l’ai suivi. Il entendit ma voix et dit : Qui est là ? Hudhayfa. Je dis : oui, c’est moi. Il dit : « Que désires-tu, qu’Allah te pardonne ainsi qu’à ta mère ? Il dit : Cet ange n’était jamais descendu sur terre avant cette nuit, il a demandé la permission à Allah de me saluer et m’a annoncé que Fatima est la princesse des femmes du paradis » (At-Tirmidhi)
Les parents doivent faire beaucoup d’efforts dans l’éducation de leurs et enfants, et la guidée reste entre les mains d’Allah. L’homme ne peut se guider lui-même, comment le pourrait-il pour quelqu’un d’autre. A l’exemple de Nuh, un des prophètes d’Allah qui n’a pu guider son fils, il l’incitait pourtant à être avec eux et pas vec les mécréannts, comme Allah dit : « Et Nuh appela son fils, qui était resté en un lieu écarté (non loin de l’arche) : “ô mon enfant, monte avec nous et ne reste pas avec les mécréants”. Il répondit : “Je vais me réfugier sur un mont qui me protégera de l’eau”. Et Noé lui dit : “Il n’y a aujourd’hui aucun protecteur contre l’ordre d’Allah. (Tous périront) sauf celui à qui Il fait miséricorde”. Et les vagues s’interposèrent entre eux, et le fils fut du nombre des noyés » (Hud 42-43)
De même qu’Ibrahim qui exhortait son père à laisser le polythéisme, comme il est rapporté dans de nombreuses sourates, pourtant il n’a pas suivi les conseils de son fils, et dit au contraire : « Si tu ne cesses pas, je te lapiderai, et éloigne-toi de moi pour un long moment” ». (Maryam 46)
Ainsi que notre prophète, Muhammad qui incitait son oncle Abu Talib à se soumettre, malgré tout il refusa et mourut sur le polythéisme. Et les exemples sont nombreux, y compris parmi les salafs :
Shu’ba ibn Al-Hajaj disait : « J’ai eu un fils et je l’ai nommé Sa’d, mais il n’a pas réussit (mâ sa’ada). Je lui disais : va voir Hisham Ad-Dustawa’i. Et il me répondait : je préfère m’amuser avec les pigeons » (Mizan al-‘itidal 2/122)
Isma’il ibn Ibrahim ibn Muqasim était un homme pieux, et parmi ses enfants était Ibrahim, c’était un pur jahmi, il disait que le Qur’an était créé.
La guidée est donc entre les mains d’Allah, mais il faut mettre en œuvre les causes (de la guidée), et si Allah veut du bien (à cet enfant), il le fera suivre les conseils (de ses parents), et s’Il veut autre chose pour lui, il restera sur sa voie, comme dit le poète : « Si la nature est mauvaise, ni le bon comportement, ni l’éducateur ne seront d’aucune utilité ».
Certains enfants sont des épreuves pour leurs parents, c’est pour cela qu’Allah dit : « Ô vous les croyants ! Vous avez en (certains de) vos épouses et vos enfants un ennemi [une tentation]. Prenez-y garde. » (At-Taghabun 14). Dans ce verset « en » (min) signifie : certains.
« Ô vous les croyants ! Que ni vos biens ni vos enfants ne vous distraient du rappel d’Allah. Et ceux qui le font sont les perdants » (Al-Munafiqun : 9)
L’enfant est une épreuve pour ses parents s’il est la cause de leur éloignement de la religion, parmi les exemples de cela :
1_Si le père est musulman et que son enfant tombe malade et qu’il essaie par tous les moyens de le soigner au point d’aller chez les voyants, les devins, ce qui est une mécréance, car ils prétendent connaître l’Invisible, que seul Allah connaît : « Et Allah ne vous a pas fait connaître l’invisible » (Al-‘Imran 179), « Les clés de l’Invisible sont auprès de Lui, personne ne les connaît en dehors de Lui… » (Al-An’am 59). Et il y a beaucoup d’autres preuves. Ainsi, par la cause de son enfant, ce père commettra un acte de polythéisme.
2_ D’autres négligent leurs obligations (religieuses) pour pourvoir aux besoins de leurs enfants et les distraire.
3_ D’autres installent la télévision chez eux pour distraire leurs enfants, alors que la télévision est haram, pour tout le mal qu’elle comprend : les images, les instruments de musique, le fait de regarder les hommes et les femmes, son adhésion aux principes des ennemis de l’islam, et d’autres maux encore.
C’est en cela que l’enfant peut être un ennemi pour ses parents, et il ne leur sera d’aucune utilité le Jour de la résurrection, au contraire, il se sauvera d’eux, comme Allah dit : « le jour où l’homme fuira son frère, sa mère, son père, son épouse et ses enfants, car chacun d’eux, ce jour-là, sera préoccupé pour lui-même » (‘Abasa : 34-37).
Et quiconque est éprouvé par un enfant désobéissant, qu’il invoque son Seigneur, comme Allah dit : « Et votre Seigneur dit : invoquez-Moi, Je vous répondrai… » (Al-Ghafir 60). La douceur des parents est restreinte par les limites de la Législation, il n’est donc pas permis d’accomplir un acte illicite pour son enfant.
Source : Nasihati li nisa p.54-64 Traduit par les salafis de l’Est. |
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